Oser le conflit, éviter la violence

Les nouvelles du jeudi du 18 juin 2020

Se plaindre

À la une ce jeudi : se plaindre

Souvenez-vous de ces doux moments, pour ceux qui ont eu la chance de les connaître, que vous a procurés la plainte : des bras aimants vous entourant pour vous consoler, de l'attention et la douceur ; le lit douillet à la place d'une journée d'école, l'exemption de tâches rebutantes ou pénibles. Difficile de renoncer au bénéfice de cette puissante mécanique. Mais qui a son revers.

Une histoire, une question n°102 : Une vie de cochon

Dans cette très vieille histoire de la tradition norvégienne, le cochon n’est pas content de son sort et décide d’aller porter sa plainte devant le tribunal, pour obtenir satisfaction et, du moins l’espère-t-il, une vie meilleure…

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Une chaîne YouTube sur le conflit

 

"Oser le conflit" en vidéo

Dans l'actualité, les violences policières se superposent à l'épidémie. Et si violence et épidémie avaient quelque chose en commun ? Si l'épidémie était une violence, aussi bien que la violence fût une épidémie ? Et s'il était possible d'adopter, face à la violence, des gestes barrières semblables à ceux qui nous sont utiles aujourd'hui en période de COVID ?

Si tu remerciais Dieu pour toutes les joies qu’il te donne, il ne te resterait plus de temps pour te plaindre.

Maître Eckhart (1260-1328) - Théologien et philosophe allemand

Lisant cette citation, je me dis qu'il n'y a rien de plus opposé à la plainte que la gratitude. Chacun remerciera qui il voudra : chaque moment de gratitude est un temps pris sur la plainte et, plus encore, guérit de la plainte. Je vois un parallèle avec l'activité physique qui, non seulement, sort de la sédentarité et nous épargne les dangers de celle-ci, mais nous guérit aussi en partie des maux que nous aurions pu contracter. La plainte est la sédentarité de l'esprit et, se plaindre, c'est se tenir assis à l'intérieur de soi.

Le billet

La fin de la plainte - François Roustang

La fin de la plainte

"La fin de la plainte" est le titre d'un livre du philosophe et thérapeute François Roustang où, dit le résumé, "La plainte est devenue, avec la modernité, encore plus fausse, véritable perversion narcissique témoignant tout bonnement du refus d'être heureux."

La fin de la plainte est ainsi l'objectif de tout travail sur soi. Ce qu'on peut voir comme la reprise en main de son destin. Sortir du rôle de victime et assumer la responsabilité, parfois cruelle, de notre devenir.

Les personnes qui font appel à un praticien — j'emploie volontiers ce mot très vague, car le propos concerne toutes sortes de métiers : coach et thérapeute, mais aussi consultant et même prestataire de service — ont souvent tendance, dans un premier mouvement, à se reposer entièrement sur lui et à attendre qu'il apporte la solution sur un plateau.

J'ai appris voici longtemps cette leçon, lorsque je dirigeais mon entreprise de services informatiques : mes pires projets furent lorsque le client ne s'en occupait pas. Nous étions alors, avec mon équipe, en quelque sorte livrés à nous-mêmes, sans personne pour nous contenir ni nous prévenir de toute sortie de route. 

C'est, à l'évidence, encore plus vrai dans un travail sur soi. C'est ainsi que la plainte est une sorte de chant des sirènes pour attirer à soi les bonnes volontés et tenter de leur faire faire ce que nous refusons nous-mêmes de faire: nous changer. Vain espoir ! 

C'est pourquoi, tout praticien doit, d'une certaine façon, tel Ulysse quand il entendit le chant des sirènes, s'attacher à son mat pour s'empêcher d'écouter le doux chant qui lui dit : "Tu es beau, tu es fort, tu vas résoudre mes problèmes..."

Chez les amis

Arrêter de se plaindre permet d'être en meilleure santé

Creusant le sillon du lien entre la plainte et la santé, je trouve cette vidéo du docteur Frédéric Saldmann qui dit le mal que nous nous faisons en nous plaignant excessivement.

L'agenda

Groupe continu de gestalt-thérapie : 6 dates avec Bénédicte Brillaud à Paris, sur 2020-21. La prochaine, le 19 septembre.

Oser le conflit : Dépasser ses craintes à faire entendre sa voix. 17 et 18 septembre 2020.

Le voyage héroïque: Développez votre puissance, clarifier vos envies – envie de projet, envie d'entreprendre, envie de transformation – et les freins ou peurs qui vous empêchent. Des dates à préciser après l'été.

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Laurent Quivogne

Oser le conflit, éviter la violence
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