Oser le conflit, éviter la violence

Les nouvelles du jeudi du 21 mai 2020

La normalité

À la une ce jeudi : la normalité

C'est une inquiétude qui court dans les consciences : "Suis-je normal ?" Ainsi, chacun s'interroge pour savoir si la folie le guette. En réalité, il y a deux sortes de gens : ceux qui, en effet, s'interrogent et ceux qui n'y pensent pas. Ce qui avait fait dire à Lacan : "Un sujet normal est quelqu'un qui se met dans la position de ne pas prendre au sérieux la plus grande part de son discours intérieur." Assurément, Thomas, dans mon histoire de la semaine n'est pas de ceux-là. Mais ce qui lui arrive pourrait bien être l'objet de l'angoisse de tout un chacun : disparaître.

Une histoire, une question n°98 : Titiana

Thomas est un jeune homme pensif qui préfère, à la compagnie de ses semblables, les longues rêveries dans la campagne. Un jour, alors qu’il se repose à l’ombre d’un chêne, une cavalière lui apparaît, comme dans un rêve…

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"Oser le conflit" en vidéo

Vous avez le sentiment que votre manque de confiance en vous, vous empêche de mener à bien vos entreprises, vos projets, vous empêche de défendre votre cause. Faisons un sort à cette idée de "confiance en soi", et voyons ce qu'elle cache, en quoi elle n'est pas toujours souhaitable, en quoi elle est une forme de paresse.

L'anormal n'est pas ce qui n'est pas normal, mais ce qui est un autre normal.

Georges Canguilhem (1904-1995) - Philosophe et médecin français

Georges Canguilhem est la référence absolue en ce qui concerne la réflexion à propos de ce qui sépare "Le Normal et le pathologique", titre de son ouvrage de référence. Je trouve qu'on pourrait renverser la proposition pour parler de l'anormal car, les romanciers le savent bien, la fiction n'arrive jamais à la cheville de la réalité en matière de fantaisie et d'invraisemblance. Au contraire, les auteurs de fiction doivent être cohérents pour être suivis par leurs lecteurs ou spectateurs. La réalité n'a cure de cela et il n'y a rien de plus "anormal" que la banalité du quotidien. Quelque chose qui ressemblerait à : "Le normal n'est pas ce qui n'est pas anormal, mais la plus pure manifestation de l'anormalité".

Le billet

Affiche du film Elephant man

Est-ce que je suis normal ?

C'est presque une interrogation existentielle. Car n'être pas normal, c'est être définitivement inadapté au monde qui nous entoure, c'est donc être condamné à ne jamais y trouver une juste place. Soit parce que nous pouvons être rejetés, tel le personnage du film Elephant man, soit — pire encore ! — parce que notre conscience du monde pourrait s'en aller à vau-l'eau et faire de nous des orphelins du réel.

Ma propre expérience, forcément limitée, m'incline à penser que, face à ce sentiment d'anormalité, à cette béance, ce vertige, les arguments rationnels sont de peu d'effet. D'abord, il faut l'avouer, parce qu'ils n'ont souvent de rationnels que le nom ! N'est rationnel que ce qui s'appuie sur un sol solide. Dans le monde de l'anormal, point de sol de la sorte, mais des gouffres qui s'ouvrent sous les pieds. 

Ce qui me semble le plus efficace est une simple tranquillité, comme si tout, au contraire, était parfaitement normal, y compris le sentiment de ne pas l'être. Car ce qui rassure dans la prison de ce regard sur soi, c'est de n'être pas seul. Qu'une personne au monde nous comprenne ou semble simplement être avec nous, voilà ce qui peut nous apaiser : peut-être suis-je en dehors du monde de la normalité, mais au moins, où que je sois, je n'y suis pas seul.

Chez les amis

Boostez votre estime de soi

Ma consoeur Sophie Muffang réalise des capsules audio pour, je cite, "s'aérer et se former". 

Celle-ci résonne avec ma vidéo sur la confiance en soi ci-dessus, mais aussi avec ce sentiment d'anormalité qui vient gravement entamer l'estime de soi.

N'essayez pas d'être normal

Autre écho avec Fabrice Midal, sur le même thème, avec la même référence à Canguilhem.(incontournable, vous ai-je dit !)

Comme dirait Fabrice Midal, foutez-vous la paix avec la normalité ! 

Relais Pigalle - Philippe Silvestre

Le normal, c'est pas banal !

Un clin d'oeil à mon ami Philippe Silvestre, peintre et philosophe du banal ; le banal qu'il chasse désespérément car, là où il passe, le banal laisse place à la poésie...

Voir ses oeuvres

L'agenda

Groupe continu de gestalt-thérapie : 5 dates avec Bénédicte Brillaud à Paris. La prochaine, le 6 prochains.

Oser le conflit : Dépasser ses craintes à faire entendre sa voix. 17 et 18 septembre 2020.

Le voyage héroïque: Développez votre puissance, clarifier vos envies – envie de projet, envie d'entreprendre, envie de transformation – et les freins ou peurs qui vous empêchent. Des dates à préciser après l'été.

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Laurent Quivogne

Oser le conflit, éviter la violence
J'accompagne des dirigeants, leurs équipes et des particuliers, pour défendre leurs causes et leurs projets.

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