La lettre LQC

Laurent Quivogne

La lettre LQC de mars 2024

Laurent Quivogne

NOTEZ-LE DANS VOTRE AGENDA : 28 MAI 2024 (voir ci-dessous)

Édito

« Les projections », c'est, littéralement, une partie de nous-mêmes que nous plaquons sur les autres. Je suis triste et j'ai l'impression que tout le monde est triste. 

Ce qui fait dire à ceux qui font du développement personnel : « Ce que tu me dis ne m'appartient pas, ça t'appartient. »

Façon de dire : tu dis des bêtises, tu t'imagines des choses qui ne sont pas vraies.

En réalité, le monde est souvent plus complexe. La projection est en effet un imaginaire nourri par notre intuition. Elle est le produit de l'opération qui passe notre environnement à travers le filtre de notre sensibilité. Ce produit est parfois vrai, parfois faux, parfois un peu des deux.

C'est dire que les projections sont une chose précieuse, à condition de les vérifier, à la manière d'un scientifique qui, à la suite d'une intuition fulgurante, fait nombre d'expériences pour mettre son idée à l'épreuve du réel.

 

 

Projecteur de cinéma

Chaîne vidéo sur la Gestalt-thérapie

La Gestalt sans chichis - la projection

Une sixième vidéo sur la Gestalt

 

La projection

 

Après une présentation des différents mouvements que nous utilisons pour réguler le contact avec notre environnement, quelques mots sur la projection, illustrés par la mésaventure d'un pauvre homme sur une route de campagne...

La formation : oser le conflit

Oser le conflit

* Une place restante *

Oser le conflit : Comment dépasser ses craintes à faire entendre sa voix, les 25 et 26 avril 2024

Parce que l'absence de conflit peut aussi conduire à la violence, que la peur du conflit empêche de purger les mauvaises énergies qui s'accumulent.

- Pour revisiter notre peur du conflit
- Pour traverser les conflits sans violence
- Pour apprendre la saine confrontation

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Notez-le dans votre agenda 

Oser le conflit

Conférence « Oser le conflit » à la Villa Fontaine

Le 28 mai 2024, à 19h.

Je vous demanderai une petite participation.

Plus d'informations dans les semaines qui viennent

Le (petit) conflit du mois : l'animatrice psychorigide

Ce petit groupe que j'animais avait vécu un séminaire éprouvant.

Le processus, dans ce séminaire, avait amené les participants à partager auprès de leurs collègues des choses qu'ils n'auraient pas formulées ainsi, s'ils avaient été prévenus de ce partage.

Les demandes d'ajustement, toujours de leur point de vue, se sont heurtées à l'intransigeance de l'animatrice.

Nous avons fixé des règles, disait-elle, nous devons les respecter. Une des règles est que nous parlons les uns après les autres dans l'ordre que nous avons fixé.

Lorsque ce groupe me raconte cette histoire, ou plutôt me la montre dans une mise en situation, mon rôle n'est pas de savoir si c'est vrai ou non, ou à quel point c'est vrai ou non. Force est de constater, pourtant, que le groupe désigne une « mauvaise » personne, entièrement responsable de la situation. Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec ce que j'ai vécu personnellement quand ce même groupe m'a accueilli fraîchement, parce que nombre des participants ne souhaitaient pas être là et avaient le sentiment de perdre leur temps.

Moi aussi, je me suis raidi ; moi aussi, je me suis accroché au cadre, alors que cette non-envie générait des comportements inattentifs et un peu dissipés. Je sais cela de moi que je peux devenir plus rigide, voire cassant. J'ai, de façon imparfaite évidemment, tenté d'imposer ma présence et de gagner leur attention. Au moins, il fallait essayer !

À la fin de mon animation, plusieurs ont manifesté leur insatisfaction. J'ai imaginé que j'allais rejoindre la longue cohorte des animateurs insuffisants...

Ce n'est pas seulement de projection qu'il est question ici. Bien sûr, que je suis insuffisant ; bien sûr, que je suis imparfait, parfois maladroit, parfois rigide. Mais je le suis d'autant plus qu'on me laisse seul avec tout cela, que personne ne vient en cours de route m'alerter sur ce qui manque ou sur ce qui est en trop. Il s'agit ici de cette forme de projection inconsciente où les personnes voient chez l'autre ce qu'elles ne reconnaissent pas en elles-mêmes. C'est très pratique pour ne pas se sentir responsable des situations que nous traversons, mais très inefficace pour améliorer notre existence.

Mais, parfois, nous ne savons pas faire autrement. Parfois, c'est ce genre de comportement, difficile à endurer pour les tierces personnes — j'en atteste personnellement — qui seul permet au groupe de survivre.

 

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Laurent Quivogne

Oser le conflit, éviter la violence
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