C'est une nouvelle « technique » qui m'est apparue récemment, à l'occasion d'un travail de mise en situation dans une formation Oser le conflit.
Une
réunion familiale. L'une des convives a un comportement que la
protagoniste trouve inapproprié vis-à-vis de son enfant. Elle lui parle
sur un ton qui lui semble déplacé.
Problème : comment réagir sans faire un esclandre, dont la simple perspective tétanise notre héroïne du moment ?
Nous
trouvons collectivement un moyen simple et accessible que nous
expérimentons. Il s'agit de répéter sur une voix très douce : ne parle
pas comme ça à mon fils.
Dans
le jeu d'acteurs, le psychodrame, elle l'a dit une fois : pas d'effet ;
deux fois, trois fois : guère plus. Mais, à force de répétition,
quelque chose s'est asséché dans l'énergie de l'autre personnage,
provoquant ainsi apaisement dans la situation et dans l'esprit de la
protagoniste qui vient de faire l'expérience que, oui, c'est possible
d'intervenir sans que la situation ne dégénère.
Se
pose évidemment la question de savoir si ça marche « en vrai ». Je
réponds invariablement que, bien que les acteurs ne soient pas les vrais
personnages de l'histoire, la scène est malgré tout réelle. La
protagoniste a bien dit à l'autre de ne pas parler de la sorte à son
enfant.
Je
raconte, à l'appui de cela, que les skieurs professionnels qui
visualisent leur slalom activent les mêmes neurones dans leur cerveau
que lorsqu'ils font effectivement le slalom. C'est donc que l'expérience
est la même, quoiqu'à une intensité moindre.
C'était l'histoire du disque rayé.
C'était l'histoire du disque rayé.
C'était l'histoire du disque rayé.
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