L'été est fini, réjouissons-nous

Laurent Quivogne

La lettre d'août 2025

Laurent Quivogne

L'été est fini

Réjouissons-nous !

Un adage dit :

On n'a jamais autant besoin de vacances que lorsqu'on revient de vacances.

En effet, la fin de l'été, c'est la reprise du travail, c'est la fin du temps ensoleillé, la fin des tongs et des bermudas.

C'est bizarre, non, que notre vie (au moins pour certains d'entre nous) ne soit pleinement épanouissante qu'un ou deux mois par an ?

Avec le réchauffement climatique, nous commençons à comprendre que le temps ensoleillé n'est pas toujours une bonne nouvelle.

Cela sans doute parce que nous avons perdu le contact avec la terre et la nécessité d'une alternance entre le "mauvais" et le "beau" temps.

Au fond, c'est pareil avec la vie et les relations.

Parfois, c'est un ciel sans nuages

Parfois, c'est l'orage (et il y a des conflits)

Il faut aimer la pluie

Formation Oser le conflit : Niveau 1 et 2 et 3 !

Je suis heureux de vous annoncer le lancement des formations Oser le Conflit – Niveau 2 et Oser le Conflit – Niveau 3.

Le Niveau 2, pour apprendre à aborder les situations où le conflit s’installe dans la durée ou prend des formes plus hostiles : comportements agressifs, dénigrement, mauvaise foi.

https://www.laurentquivogne.com/oser-le-conflit-2/

Le Niveau 3, pour celles et ceux qui portent des responsabilités dans une organisation ou une famille, et souhaitent devenir un acteur pacificateur face aux tensions qui les entourent.

https://www.laurentquivogne.com/oser-le-conflit-3/

Ces deux formations, comme le Niveau 1, se déroulent sur deux jours en immersion, mêlant enseignements et mises en situation.

 La première session de Oser le Conflit - Niveau 2 aura lieu le 15 et 16 janvier 2026 dans le cadre chaleureux de la Villa Fontaine à Paris.

Et bien sûr toujours le niveau 1, qui parle des fondamentaux de "Oser le conflit"

https://www.laurentquivogne.com/oser-le-conflit/

Prochaine session de Oser le conflit - Niveau 1, les 16 et 17 octobre 2025, deux places seulement restantes.

Le témoignage d'Antoine sur la formation : « Le conflit, c'est hyper important »

Découvrez la formation

À propos de conflit

Tableau sur la peste

Pourquoi faudrait-il éviter la violence ?

Après tout, pourquoi éviter la violence ?

C'est ce que m'a dit un participant à l'un de mes stages :

𝑃𝑎𝑟𝑓𝑜𝑖𝑠, 𝑐̧𝑎 𝑣𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑣𝑖𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑔𝑎𝑟𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝑚𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑢𝑡𝑒𝑟...

Que répondre à ça ?

C'est vrai que, la violence, c'est efficace, c'est même performant dirait Olivier Hamant. Ça permet d'atteindre nos objectifs rapidement.

Mais il en est de la violence comme de toute performance. Elle se fait avec des coûts cachés qui deviennent exhorbitants sur le long terme.

Tout comme la performance technologique, la violence génère une dette. Pour la première l'impact sur l'environnement, pour la deuxième, de la haine sociale qui s'accumule.

La violence conduit à la surenchère. Nous sommes conduits à en faire de plus en plus, sans fin.

De plus, la violence est comme une épidémie, une épidémie de peste. Elle se propage par contagion. 

Car, en effet, toute violence est en général commise au nom d'une violence préalable.

Que ce soit au niveau domestique, comme au niveau des relations internationales, la rengaine est celle des cours de récréation : "𝐶'𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑜𝑖 𝑞𝑢'𝑎𝑖 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒́ !"

C'est pourquoi il importe de ne pas qualifier abusivement des actes de violents, de crainte de démarrer le cycle infernal sur un malentendu...

 

 

L'outil du conflit

Une omelette au lard

L'omelette au lard

Lorsque j'ai pris la présidence du CJD-Hauts de Seine, en 2010, les membres avaient trouvé assez drôle la thématique de mon petit speech de rentrée.

L'omette au lard.

C'est une métaphore pour illustrer la différence entre impliqué et concerné.

Parce que, dans une association de taille modeste, il importe que les membres soient engagés et actifs.

Dans l'omelette au lard :

➤ La poule est 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞́𝐞

➤ Le cochon est 𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞́

J'avais donc inauguré en grandes pompes l'année du cochon.

Dans les conflits (parce que c'est un outil du conflit !), il importe de se sentir 

➤ impliqué et donc actif avec une part de responsabilité

➤ plutôt que simplement concerné et donc passif

Prendre sa part de responsabilité, ce n'est pas se culpabiliser, c'est considérer que nous avons les moyens d'agir et que nous ne sommes pas de simples victimes.

 

Tutti frutti...

Laurent Duplomb

Loi Duplomb, pour ou contre.

Les 𝑝𝑜𝑢𝑟 disent : il faut sauver nos agriculteurs.

Les 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 disent : il faut sauver la biodiversité et la santé de tous.

Les 𝑝𝑜𝑢𝑟 ajoutent : bande de bobos égoïstes et ignorants!

Les 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 ajoutent : espèce d'assasins cupides!

Le moteur de presque tous les messages que je lis, d'un côté comme de l'autre, c'est l'indignation.

Chacun, bien entendu, se réclamant de la science et des études faites.

C'est à cet endroit que j'en veux aux instances qui nous dirigent.

Ils croient que leur rôle et de faire et de décider (dans une démocratie, rappelons-le).

Leur rôle est d'abord d'organiser et de fixer les règles des débats.

Tout comme le rôle d'un manager est de fixer le cadre et de le faire respecter (ce n'est pas pour rien qu'on les appelait des 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒𝑠 autrefois).

Le résultat est que tout le monde veut avoir raison et ignore délibérément les arguments de l'autre partie, en se montrant ironique, méprisant, voire humiliant.

Nous sommes dans un combat sans règles claires, sans arbitre, en partie parce que l'arbitre a décidé de boxer lui-même.

C'est dans ce sens que j'ai personnellement signé la pétition, au-delà de mes propres convictions à propos de l'environnement.

Pas de cadre, pas de conflit sain.

Laurent Quivogne

Laurent Quivogne

Ma mission est de développer une culture où le conflit est un remède à la violence.

Ingénieur, dirigeant et entrepreneur.

Depuis 2014, je mets mon expertise au service des autres en tant que conférencier, coach et formateur. J’accompagne dirigeants et collaborateurs à oser le conflit, à dire leurs besoins, et à faire entendre leur voix. Je suis également auteur de plusieurs ouvrages dont Oser le conflit, éviter la violence : pour des relations apaisées.

Plus de 650 personnes et près de 200 entreprises ont bénéficié de mon accompagnement vers des conflits positifs. Parmi eux : Chanel, Danone, SNCF, Enedis, Crédit Agricole, EDF, Allianz, ainsi que de nombreuses PME, des indépendants et des particuliers.

Je m’engage à vous transmettre des moyens concrets d’utiliser le conflit comme un outil puissant pour éviter la violence et favoriser la coopération.