Il y a un moment empli de terreur.
Il arrive dans toute situation de conflit, aussi bien intérieur qu'extérieur.
Ce moment où Jules César s'apprête à franchir le Rubicon et où il hésite.
Il s'est préparé, il s'est engagé, il arrive avec ses légions en armes.
Il sait que s'il franchit le fleuve, la loi le condamne à mort et il doit réussir son coup pour survivre.
C'est là qu'il a lancé son célèbre "Alea jacta est", le sort en est jeté.
Toute entrée en conflit ressemble au franchissement d'un Rubicon.
Non seulement toute entrée en conflit, mais aussi toute prise de décision qui est un conflit intérieur.
Certes, objecterez-vous, tout conflit, toute décision n'est pas mortelle.
Dans la réalité non, loin s'en faut heureusement, mais dans les replis de notre inconscient, parfois oui.
Car nous gardons la mémoire de situations anciennes où, enfant, nous avons cru notre survie engagée.
C'est pourquoi "Oser le conflit" n'est pas toujours chose facile.
C'est sur ce moment que je travaille.
Ce moment de sortie de la sidération.
Ce moment de mise en mouvement et de changement de notre vie à venir.
Partagez-vous ce sentiment à propos de ce moment crucial?