Assumer
Un atelier chez un client.
Une participante arrive avec une demi-heure de retard.
L'atelier se passe, tout va bien.
En partant, elle me dit :
— Encore désolée pour tout à l'heure, j'ai dû honorer un rendez-vous qui... (etc.)
—
Pas de préjudice, lui répondis-je, toutefois (dans la lignée de mon
atelier) j'ai la conviction qu'il est préférable de ne jamais se
justifier.
— Ah si ! me répondit-elle, c'est une question de politesse.
Je n'ai pas pu répondre, le temps pressait, elle devait partir.
Si j'avais pu, je lui aurais dit que je ne suis pas, mais pas du tout d'accord.
La
politesse, c'est de présenter ses excuses et, éventuellement, de
s'enquérir du préjudice subi par celle ou celui qui nous a attendu.
Pas de se justifier et d'expliquer pourquoi on est en retard.
Moi,
ça a tendance à m'agacer. Pourquoi devrais-je supporter ces
explications qui ne sont pas mon affaire et qui ont l'air de dire : ce
n'est pas de ma faute ?
Personnellement, j'ai une phrase type dans ce genre de circonstance.
Parce que, bien sûr, ça m'arrive d'être en retard.
— Toutes mes excuses, je me suis mal organisé.
Point final.
Car c'est un outil du conflit qui montre une qualité de vous : 𝑎𝑠𝑠𝑢𝑚𝑒𝑟.
Quand j'assume, je dis à l'autre : je suis prêt à prendre ma part. J'assume.
Pas
quand je dis que le bus était en panne, que le métro en grève, le train
en malaise voyageur et la route sous le diktat d'Anne Hidalgo (on me
l'a faite)