La violence ? (en fait non !)
Vous savez quel est le problème avec la violence?
Ce qu’on observe ces temps-ci avec l’intervention au Venezuela.
Le problème de la violence… c’est que ça marche !
D’un côté, des gens qui sont ravis que Maduro soit debarqué.
De l’autre, d’autres qui s’émeuvent de la méthode.
Raisonnablement, les deux opinions sont conciliables.
Pour
prendre un exemple plus domestique, je peux trouver qu'une personne
importune l'un de mes amis et avoir envie d'écarter le gênant. Et pour
autant, ne pas envisager de lui planter un couteau dans le bide.
C'est
toute la difficulté avec la violence. Elle permet de régler
efficacement de nombreux problèmes, avec efficacité et une économie de
moyens (de temps notamment), avec performance, diraient certains.
Mais je ne peux malgré tout pas l'envisager comme un outil du conflit.
Parce que la violence a un coût à moyen terme qui est exhorbitant.
Un
coût individuel, avec le risque du retour de bâton, même quand on est
la première puissance mondiale, ou le président de celle-ci.
Un coût collectif, parce qu'elle détruit le lien social, ici le droit international.
Oui, Maduro s'est maintenu en place avec de la violence, a martyrisé ou assassiné de nombreuses personnes.
Oui, face à cette violence, il est difficile d'envisager autre chose que de la violence.
Mais, non, la violence n'est jamais une solution durable.
Mais les hommes ont-ils jamais été capables d'autre chose à l'échelle des nations ?