Vu Gourou au cinéma
Et je n'ai pas le même commentaire à faire que ceux que j'ai lus.
Ce film, pour moi, ne parle pas spécifiquement de coaching, mais plutôt d'emprise.
Dans le film, c'est à l'occasion du développement personnel, mais l'histoire aurait pu être transposée dans un autre secteur.
Dans le secteur financier (coucou Bernard Madov) : faites fortune avec quelques centaines d'euros par mois
Dans le secteur des conseils sur les réseaux sociaux : faire x millions grâce à LinkedIn
Dans le secteur de la nutrition : retrouvez la taille de vos vingt ans.
Presque
tout ce qu'on lit sur les réseaux sociaux constitue des posts pour que
leurs auteurs deviennent influents au point d'attirer des clients comme
des aimants.
Et donc s'appuient sur leurs faiblesses, leurs besoins secrets.
Moi-même, je ne suis pas si différent.
Je suis soumis à cette question de l'emprise, qui plus est dans le domaine décrit par le film.
La
question que je me pose en sortant de la salle de cinéma, c'est quelle
limite dois-je respecter pour rester un praticien respectable et non un
escroc.
Quelle limite pour ne pas me laisser attirer dans la spirale mortifère du film.
Une spirale mortifère pour les clients mais aussi pour l'intéressé lui-même.
Une spirale qui finit par lui faire faire du mal aux gens.
Une spirale qui cultive les appétits autour de lui. L'appétit de ceux qui l'entourent, famille ou collaborateurs.
Et même l'appétit du politique à qui ce coach très en vue donne l'occasion de se mettre en valeur autour d'une loi.
Une
spirale nourrie par l'appétit de sa structure elle-même, tous ces gens
qui travaillent pour lui, structure qui menace de s'effondrer à la
moindre fluctuation.
Car les grands sont puissants, mais ce sont eux qui tombent de plus haut.
Car les grands voient le monde de trop haut pour en discerner les détails.