Bonne année !

Laurent Quivogne

La lettre d'avril 2026

Laurent Quivogne

C'est le bazar dans le monde...

Mais ça nous offre des leçons.

La guerre, le pétrole, le réchauffement climatique, l'inflation, la crise économique...

Puisqu'il faut souffrir toutes ces mauvaises nouvelles, et parfois leurs conséquences, voyons ce qu'on peut en tirer.

Peut-être pas du positif, ce serait un exercice qui ferait offense à ceux qui sont dans la douleur. Rien de pire, quand on est dans la difficulté, qu'une bonne âme qui vous dit : "Essaye de voir le positif".

Mais nous pouvons essayer d'en apprendre quelque chose. De même que c'est en temps de guerre que les techniques progressent le plus et le plus vite, voyons au moins comment, comme dirait Mandela, nous pouvons essayer de ne pas rater la leçon.

 

Laurent Quivogne

Formation Oser le conflit : Nouvelles session du niveau 1 et session d'approfondissement

Oser le conflit - Approfondissement.

Ce sera sur une journée, avec un programme selon ce que nous apporterons...

Prochaine session le 12 juin - https://www.laurentquivogne.com/oser-le-conflit-3/

Oser le conflit - Niveau 1

Prochaines sessions, les 25-26 juin et les 15-16 octobre - https://www.laurentquivogne.com/oser-le-conflit/

Découvrez la formation

Des nouvelles de Nicolas

Le portrait de Dorian Gray

Le combat de Machiavel

Le combat de Machiavel, c'est le combat contre la corruption.

Pas la corruption au sens où on l'entend, mais c'est malgré tout plus que jamais d'actualité.

La corruption, telle que l'entend Machiavel, au sens antique du terme, c'est la décomposition de l'État, comme une chose qui pourrit.

La corruption, au sens moderne, n'est qu'une conséquence de celle-ci. Quand tout part à vau l'eau, autant s'occuper de ses propres affaires, même si c'est contre l'intérêt général.

Pour Machiavel, un peuple corrompu (et pas seulement des élites corrompues), c'est:

  • Les citoyens privilégient leurs intérêts privés (famille, argent) au détriment de la patrie.
  • L'inégalité devient excessive, créant des factions qui se déchirent.
  • Les lois ne sont plus respectées car elles ne servent plus que les puissants.

Contrairement à nombre de ses contemporains qui prônaient l'harmonie absolue — mais est-ce différent aujourd'hui ? — Machiavel pense que pour éviter la corruption, il faut organiser le hashtag#conflit.

  • L'équilibre des pouvoirs : Il admire la République romaine car elle opposait le Sénat (les Grands) au peuple (les Tribuns).
  • La surveillance mutuelle : Cette tension permanente empêche une seule classe de confisquer le pouvoir et de corrompre l'État à son profit.

Ça n'est qu'en dernier recours, dans un État corrompu, que Machiavel prône un prince fort et rigoureux.

Avant cela, il prône le maintien des libertés publiques par un conflit social régulé qui empêche l'inertie et l'accaparement du pouvoir.

La question est : à quel stade en sommes-nous? 

Parce que j'ai le sentiment que nous sommes tentés d'élire des princes qui, malheureusement, n'ont pas la 𝑣𝑖𝑟𝑡𝑢̀ nécessaire. C'est-à-dire, toujours selon Machiavel, l'énergie politique et le dévouement au bien commun.

Et dans votre organisation, ça se passe comment?

𝐼𝑙𝑙𝑢𝑠𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 : 𝐿𝑒 𝑃𝑜𝑟𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝐷𝑜𝑟𝑖𝑎𝑛 𝐺𝑟𝑎𝑦 (𝑑𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑙), 𝑝𝑎𝑟 𝐼𝑣𝑎𝑛 𝐴𝑙𝑏𝑟𝑖𝑔ℎ𝑡.

 

L'outil du conflit

Donald Trump et le pape

Ne pas aller sur le terrain de l'adversaire,

Donald Trump a traité le pape Léon XIV de "faible" et de "catastrophique", lui reprochant sa position sur l'Iran et la guerre.

Dans l'avion qui le conduisait en Algérie, le pape a répondu :

— Je n'ai pas l'intention d'entrer dans un débat avec lui. Le message a toujours été le même : promouvoir la paix.

Ce qui m'a frappé dans cette réponse, c'est qu'elle n'est pas un évitement. Le pape a bien répondu — mais il a refusé le registre de Trump : la joute, l'accusation, le rapport de force politique. Il a dit ce qu'il avait à dire sur son terrain, et s'est arrêté là.

Dans mes formations sur le conflit, j'appelle ça « ne pas aller sur le terrain de l'adversaire ». Quand quelqu'un nous attaque, l'envie de riposter sur le même registre est presque automatique. Y renoncer demande de savoir clairement ce qu'on est venu défendre — et de s'y tenir, quoi qu'on nous jette à la figure.

Le difficile, mais aussi le plus utile et efficace, c'est de corriger en soi ce qui nous scandalise chez autrui. Et ça commence par reconnaître que, moi aussi, même si ce n'est pas avec la même intensité, je suis capable de réagir comme Donald Trump.

C'est un des outils du conflit (déjà évoqué dans ma dernière lettre), développé dans mon nouveau livre à paraître en automne.

 

Tutti frutti...

La décision selon Jeff Bezos...

Les gens intelligents seraient-ils des abrutis ?

Les gens intelligents seraient-ils des abrutis?
Laurent Quivogne

Laurent Quivogne

Ma mission est de développer une culture où le conflit est un remède à la violence.

Ingénieur, dirigeant et entrepreneur.

Depuis 2014, je mets mon expertise au service des autres en tant que conférencier, coach et formateur. J’accompagne dirigeants et collaborateurs à oser le conflit, à dire leurs besoins, et à faire entendre leur voix. Je suis également auteur de plusieurs ouvrages dont Oser le conflit, éviter la violence : pour des relations apaisées.

Plus de 650 personnes et près de 200 entreprises ont bénéficié de mon accompagnement vers des conflits positifs. Parmi eux : Chanel, Danone, SNCF, Enedis, Crédit Agricole, EDF, Allianz, ainsi que de nombreuses PME, des indépendants et des particuliers.

Je m’engage à vous transmettre des moyens concrets d’utiliser le conflit comme un outil puissant pour éviter la violence et favoriser la coopération.