Il fait chaud

Laurent Quivogne

La lettre de mai 2026

Laurent Quivogne

Il fait chaud

Il fait chaud. Très chaud.

On sait de façon certaine qie la chaleur augmente la violence dans le monde.

Raison de plus pour lutter contre !

Et ne pas céder à la facilité...

Tout à l'heure, dans le métro, une femme m'insulte.

Mon envie ? Lui filer une claque. Surtout quand elle me traite de conn***.

Mais, me dire que c'est mécanique me permet de moins souffrir de cette insulte et de la trouver presque insignifiante.

Chacun fait comme il peut.

 

Laurent Quivogne

Formation Oser le conflit : Nouvelles session du niveau 1 et session d'approfondissement

Oser le conflit - Niveau 1

Prochaines sessions, es 15-16 octobre - https://www.laurentquivogne.com/oser-le-conflit/

Les sessions Oser le conflit — Niveau 2 sont en janvier et celle d'approfondissement est à planifier à nouveau.

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On parle de conflit

La fabrique des monstres

Je publie ici mon dernier article sur Substack. N'hésitez pas à me rejoindre là-bas, pour les prochains articles.

https://substack.com/@laurentquivogne

 

"Un désaccord qui nécessite un ajustement." C'est ainsi que je définis le conflit dans mon travail.

Mon intention étant, rappelons-le, de contribuer à une culture du "conflit sain" pour éviter la violence.

Cela dessine en creux ce qu'un conflit n'est pas. Par exemple un désaccord qui ne nécessite aucun ajustement ou dont l'ajustement est extérieur à nous.

Il en va ainsi des goûts et des couleurs : "Je préfère le rouge, tu préfères le bleu" ne nécessite aucun ajustement. L'adage populaire ne dit-il d'ailleurs pas : "Des goûts et des couleurs, on ne discute pas." ?

Il en va aussi, dans le second cas, des préférences politiques. Je vote A, tu votes B... Il n'est pas à notre portée de faire changer d'avis l'autre et l'ajustement nous est extérieur. Cela s'appelle les élections.

C'est sans doute le grand mérite de la démocratie, au-delà parfois d'une apparente inefficacité dans certains domaines, d'avoir mis en place un processus d'ajustement qui, en théorie, permette aux antagonistes d'être défaits du devoir apparent de résoudre entre eux leur différend (ou leur différence).

C'est dire que la démocratie devrait nous préserver de certaine forme de violence qui peut se manifester dans l'impuissance à s'entendre avec l'autre.

Dans les faits, nous voyons que ça ne fonctionne pas complètement. Nulle surprise à ce que cette violence vienne souvent de personnes qui ont le moins d'appétence pour la démocratie.

J'appelle ces conflits des "faux conflits" mais ils ont une manifestation bien réelle. L'adjectif "faux" se justifie néanmoins par l'impasse où nous conduit ce genre de débat. Comme l'a dit Dale Carnegie: "Vous ne pouvez pas gagner un débat. Si vous le perdez, vous le perdez. Si vous le gagnez, vous le perdez."

Le drame est bien sûr l'irruption de la violence. Pas seulement la violence physique, mais toutes sortes de violences dont le point commun est toujours de faire disparaître l'autre, soit en le niant, soit en le réduisant à une seule dimension de son être.

J'appelle cela: fabriquer un monstre.

"C'est un imbécile. Elle est de mauvaise foi. Je le déteste. Je ne veux plus lui parler. Elle est malhonnête..."

La fabrique des monstres commence par de toutes petites tâches.

Petit à petit, ces jugements non seulement réduisent la personne à l'une de ses manifestations, mais encore abîment la relation que nous avons avec elle jusqu'à la couper complètement, rendant ainsi impossible tout conflit sain.

Dès lors que le lien est coupé, tout peut arriver. J'aime cette image, vue dans un livre de contes, d'une princesse indienne conduisant un éléphant en le tenant avec un cheveu en guise de laisse. Si le cheveu se brise, alors la force brute de l'animal peut devenir "amok", folle... Ainsi de la relation: la couper ouvre la porte à la violence.

N'oubliez pas que le monstre appelle le héros, tel le chevalier au Moyen Âge venant combattre le dragon, et que le héros est d'abord un tueur. Le monstre et l'idole ne sont jamais que deux manifestations de la violence.

C'est pourquoi j'invite toute personne de bonne volonté à faire tous ses bons efforts pour maintenir la relations avec autrui, quoi qu'il arrive.

Ceci n'empêche naturellement pas de réagir aux comportements ni, le cas échéant, de les condamner avec fermeté. Mais sans réduire la personne à ses agissements.

 

L'outil du conflit

Conférence à Savenay

Contre le trac

Jeudi dernier, bien sûr que j'ai le trac

Je donne ma conférence devant plus de 200 personnes sous l'égide de la CCI Nantes Saint-Nazaire.

Pour lutter contre ce trac avant la conférence, je respire, je fais tous les exercices requis en pareille circonstances.

Mais surtout, je me rappelle pourquoi je suis là.

Je me rappelle pourquoi c'est important à mes yeux de délivrer ce message auquel je crois.

Toutes choses que j'ai écrites dans mon manifeste. Je le republie aujourd'hui sur ma nouvelle publication Substack, pour initier des articles hebdomadaires.

 

 

Tutti frutti...

Ne jamais se justifier

Les gens intelligents seraient-ils des abrutis?
Laurent Quivogne

Laurent Quivogne

Ma mission est de développer une culture où le conflit est un remède à la violence.

Ingénieur, dirigeant et entrepreneur.

Depuis 2014, je mets mon expertise au service des autres en tant que conférencier, coach et formateur. J’accompagne dirigeants et collaborateurs à oser le conflit, à dire leurs besoins, et à faire entendre leur voix. Je suis également auteur de plusieurs ouvrages dont Oser le conflit, éviter la violence : pour des relations apaisées.

Plus de 650 personnes et près de 200 entreprises ont bénéficié de mon accompagnement vers des conflits positifs. Parmi eux : Chanel, Danone, SNCF, Enedis, Crédit Agricole, EDF, Allianz, ainsi que de nombreuses PME, des indépendants et des particuliers.

Je m’engage à vous transmettre des moyens concrets d’utiliser le conflit comme un outil puissant pour éviter la violence et favoriser la coopération.