| | La lettre de juillet 2026LAURENT QUIVOGNE | | |
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UN ŒIL SUR L'ACTUSerait-ce que l'actualité soit si réjouissante que j'attire votre attention sur elle ? Non, le hasard, tout simplement Avec cette leçon que je tire moi-même en regardant cette lettre : ce qui m'aide à supporter les inquiétudes inhérentes aux événements que nous traversons, faute de pouvoir agir concrètement, c'est de se poser la question : qu'est-ce que ça m'apprend ? |
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FORMATIONOser le conflit • Niveau 1Une formation où l'on part de soi. On descend d'abord vers ses propres craintes face au conflit, on examine ensuite ses situations concrètes pour mieux les traverser, on regarde ce qui se joue quand la tension bascule vers la violence, et l'on prend le temps, à la fin, de faire le point sur ce qui a bougé. Le tout en petit groupe, avec des mises en situation et des outils concrets, pour aborder la confrontation plus sereinement et cesser de confondre conflit et violence.
Quatorze heures, groupe de huit, sans prérequis. Prochaine session : 15 et 16 octobre 2026. | | |
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L'action, ce sont des hommes au milieu des circonstances
J'ai vu La Bataille de Gaulle, deuxième partie. Ce qui m'avait frappé dans le premier volet, c'était l'immense solitude du général au début de son épopée, cet homme seul contre presque tout le monde, portant une conviction que personne ou presque ne partageait encore. Dans ce deuxième volet, c'est autre chose qui m'a saisi : le courage, presque fou, de ces hommes, de Gaulle bien sûr mais aussi Leclerc, et de tous celles et ceux qui ont choisi de s'engager quand rien ne les y obligeait. Ce que le film montre avec force, c'est que ce courage venait de quelque chose qui les dépassait, une conviction, presque une mystique, qui leur donnait un visage inquiétant aux yeux des autres, un regard un peu hors du monde. D'ailleurs, le mot "fou" revient dans la bouche de ceux qui les côtoient. De Gaulle a dit : "L'action, ce sont des hommes au milieu des circonstances." Et je suis sorti du cinéma hanté par une question que je ne peux pas résoudre : qu'aurais-je fait ? Aurais-je eu ce courage-là, ou aurais-je cherché à me protéger, au risque d'être lâche ? Aurais-je été à la hauteur de ces circonstances ? J'aime à penser que je n'aurais pas versé dans la collaboration active, dans la dénonciation honteuse. Mais qu'en sais-je ? Car nous savons avec le recul que la lâcheté a été plus meurtrière que le courage, par toutes les morts qu'elle a laissé faire. Dans mon travail sur le conflit, je reviens souvent à la notion de virtù, telle que Machiavel l'a forgée, non pas la vertu morale, mais la capacité à accéder à des ressources qu'on possède sans toujours se les autoriser. De Gaulle et Leclerc n'avaient pas moins peur que les autres. Ils avaient accès à quelque chose que les autres n'utilisaient pas. Ou, pour le dire comme Romain Rolland : "Le héros, c'est celui qui fait ce qu'il peut. Les autres ne le font pas." |
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| | | |  | L'épochè (une fois de plus)
Après la défaite de l'équipe de France en demi-finale, Didier Deschamps a dit trois choses : l'arbitrage n'était pas bon, la France avait joué un cran en dessous de son niveau, et l'Espagne avait très bien joué.
Certains, notamment du côté espagnol, ont aussitôt résumé ça à "Deschamps cherche des excuses."
Ce réflexe m'intéresse, parce qu'il illustre quelque chose que je vois souvent dans les conflits : l'incapacité à entendre un discours complexe. Deschamps n'a pas dit que la défaite était injuste. Il a dit trois choses simultanément, dont deux qui honoraient l'adversaire et reconnaissaient les lacunes de son équipe. Réduire ça à "il cherche des excuses", c'est ne retenir qu'un tiers de ce qui a été dit, probablement le tiers qui permettait de s'indigner.
Cela s’appelle ça l'épochè — la suspension du jugement, la capacité à entendre vraiment ce que l'autre dit avant de décider ce que ça signifie. Quand on saute trop vite à l'interprétation, on ne parle plus de ce qui a été dit, mais de ce qu'on avait envie d'entendre.
Ce n'est pas de la mauvaise foi, le plus souvent. C'est un réflexe, un raccourci de la pensée, une façon de transformer la complexité en quelque chose de plus simple à traiter. Mais c'est aussi une façon de créer de la polémique là où il n'y avait qu'une analyse.
La mauvaise fierté coûte cher, et elle n'apprend rien. |
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LIVREÀ paraître à l'automne
Un nouveau livre sur des outils du conflit.
50 Façons de regarder autrement les situations difficiles que vous rencontrez et d'y répondre pour gagner en sérénité et en apaisement de la relation. |
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La canicule, c’est chaud, et pas qu’en degrés | |
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| | Laurent QuivogneMa mission est de développer une culture où le conflit est un remède à la violence. Ingénieur, dirigeant et entrepreneur.
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Depuis 2014, je mets mon expertise au service des autres en tant que conférencier, coach et formateur. J’accompagne dirigeants et collaborateurs à oser le conflit, à dire leurs besoins, et à faire entendre leur voix. Je suis également auteur de plusieurs ouvrages dont Oser le conflit, éviter la violence : pour des relations apaisées. Plus de 650 personnes et près de 200 entreprises ont bénéficié de mon accompagnement vers des conflits positifs. Parmi eux : Chanel, Danone, SNCF, Enedis, Crédit Agricole, EDF, Allianz, ainsi que de nombreuses PME, des indépendants et des particuliers. Je m’engage à vous transmettre des moyens concrets d’utiliser le conflit comme un outil puissant pour éviter la violence et favoriser la coopération. |
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